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STORY #01

Every monday a new story / Tous les lundis une nouvelle histoire

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[Fr] UN SIGNE DIVIN

Dans une quête des derniers nomades et des groupes ethniques de Perse et d’Asie Centrale, je suis parti pendant 16 mois avec mon van de la France à l’Afghanistan. C’est en Turquie où j'ai vu s’épanouir un phénomène naturel que j'ai perçu comme un signe divin. 

 

UN NOUVEAU DÉPART

Le 21 mai 2014, minuit passé, Paris disparaît dans mes rétroviseurs. Je laisse derrière moi un projet qui m’a pris quasiment cinq ans. Un livre et un film retracent cette aventure sous le nom de « 56 000km ». Obsédé par l’envie de repartir, j’ai aménagé un van pour redécouvrir une région que je connaissais déjà bien : La Perse et l’Asie Centrale. C’est donc avec excitation que je passe la première en direction de l’Est. J’atteins Istanbul, la porte de l’Orient, en onze jours. Ensuite, la mer Noire, Karadeniz, des centaines de kilomètres jusqu’en Géorgie. Je roule depuis le matin, mais c’est à Trabzon, dans la partie septentrionale de la Turquie, que mon regard est soudainement happé.

LE SIGNE

Une percée de lumière à travers les nuages s’offre à mes yeux. J’ai vu le phénomène, tout à fait naturel et répandu, se former lentement mais sûrement. Je voudrais l’observer sur les hauteurs de la ville, car je sais qu’une ancienne église byzantine domine la région. Espérant que la lumière ne perdra pas de sa beauté une fois arrivé au sommet, je me précipite sur la terrasse de Sainte-Sophie. Ébloui par le spectacle, je le savoure d’abord à l’œil nu avant de le photographier. Tout paraît évident, comme si un signe divin venait éclairer mes pensées. En effet, le moment est propice à l’imagination. Parti quelques jours plus tôt, quittant le confort et la routine d’une vie cloisonnée, je guettais en quelque sorte une bénédiction pour ce nouveau départ. Face à moi, une preuve positive et majestueuse. C’est ainsi que je l'ai ressentie ! 

LA PHOTO 

Après quelques minutes perdu dans mes pensées, je prends enfin le temps de photographier cette manifestation quasi divine. Et ce n’est pas si simple. Surtout quand on utilise un objectif pour la première fois. En effet, je me suis armé d’un 70-200 mm avant de partir. Je pensais surtout l’utiliser pour des plans vidéo, mais j’ai là une bonne occasion de le tester vu la distance qui me sépare de mon sujet. Pas de pied et peu de lumière, je m’accoude à la rambarde pour être le plus stable possible. L’ouverture étant la plus grande à f/4, je descends ma vitesse à 1/50s. C’est rare que je regarde l’écran pour vérifier ma photo, mais un environnement très sombre avec un seul point lumineux très marqué peut s’avérer complexe à photographier. Il faut presque sous-exposer la photo pour mieux révéler la source lumineuse. Quatre à cinq déclenchements sont nécessaires pour être sûr de repartir avec la bonne image. Satisfait de ce tout premier cliché du voyage, je peux reprendre la route rassuré. Devant moi s’ouvre le chemin de l’Orient que je vais avoir le plaisir, semaine après semaine, de partager avec vous sur ce site. 


Texte et photo publiés dans le magazine le Monde De La Photo #81 en Novembre 2015

Extrait du livre Ashayer - nomades en persan - disponible en librairie et sur amudarya.com

Tirage photo disponible en Fine art (40x50cm ou 50x70cm) sur le lien suivant : amudarya.com

Actualité sur @KaresLeRoy (Instagram & Facebook)



[En] A DIVINE EVIDENCE

In a quest for the last nomads and ethnic groups from Persia and Central Asia, I left for 16 months with my van from France to Afghanistan. it was in Turkey where I saw a natural phenomenon unfold, which I perceived as a divine sign. 

 

A NEW DEPARTURE

On May 21st, 2014, past midnight, Paris disappears in my side mirrors. I leave behind a project that took me almost five years. A book and a film retraces this adventure under the name of "56 000km". Obsessed by the desire to leave again, I set up a van to rediscover a region that I already knew well: Persia and Central Asia. It is therefore with excitement that I pass the first one in the direction of the East. I reached Istanbul, the gate of the Orient, in eleven days. Then, the Black Sea, Karadeniz, hundreds of kilometers to Georgia. I've been driving since the morning, but it's in Trabzon, in the northern part of Turkey, that my eyes are suddenly caught.

THE EVIDENCE

A breakthrough of light through the clouds is offered to my eyes. I have seen the phenomenon, quite natural and widespread, slowly but surely forming. I would like to observe it on the heights of the city, because I know that an ancient Byzantine church dominates the area. Hoping that the light will not lose its beauty once it reaches the summit, I rush to the terrace of Sainte-Sophie. Dazzled by the show, I first savour it with the naked eye before photographing it. Everything seems obvious, as if a divine sign were to enlighten my thoughts. Indeed, the time is right for imagination. A few days earlier, leaving the comfort and routine of a compartmentalized life, I was looking for a kind of blessing for this new beginning. In front of me, a positive and majestic proof. That's how I felt!

THE PICTURE 

After a few minutes lost in my thoughts, I finally take the time to photograph this almost divine manifestation. And it's not that simple. Especially when you're using a new type of lense. I got myself a 70-200mm before I left. I thought mostly to use it for video shots, but I have a good opportunity to test it because of the distance that separates me from my subject. No tripod and little light, I bend over the fence to be as stable as possible. The widest aperture being f/4, I lower my speed to 1/50s. I rarely look at the screen to check my picture, but a very dark environment with only one bright spot can be difficult to photograph. It is necessary to almost under-expose the photo to better reveal the light source. Four to five triggers are needed to make sure that you get the right picture. Satisfied with this first cliché of the trip, I can now go back on the road. In front of me is opening the way to the Orient that I will have the pleasure, week after week, to share with you in this website.


Text and photo published in the magazine Le Monde De La Photo #81 in November 2015

Extract from the book Ashayer - nomads in Persian - available in bookshop and on amudarya.com

Photo print available on the following link: amudarya.com

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ASHAYER > amudarya.com

ASHAYER > amudarya.com

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